A la lecture du conte du Graal ou du Parzival, on se rend compte que le rapport que le héros entretient avec la fraternité initiatique, la cour du roi Arthur, change. A chaque étape, la cour du Roi apparaît sous un nouvel aspect, de nouvelles possibilités apparaissent pour le candidat.
Ainsi, la force du Graal est double : c’est la force qui nourrit et régénère, mais aussi la force qui purifie et démasque.
"C’était, sans mentir, un précieux vêtement. Rubis et calcédoines étaient sans valeur au prix de ces pierreries. La cotte d’armes n’était qu’éclat et lumière. C’étaient des salamandres qui, au fond du mont Agrémontin, en avaient assemblé toutes les parties au milieu d’un feu ardent. Des pierreries de matière pure et de haut prix, tantôt sombres, tantôt claires la recouvraient toute ; elles avaient des vertus que je ne saurais vous énumérer." (PARZIVAL livre XV)
Fait important : suite à cette rencontre de Perceval - le candidat - avec son double divin, toute la communauté reçoit des trésors ( dans le texte, Feirefis comble de cadeaux inestimables tous les membres de la cour d’Arthur). Ainsi, la réussite d’un seul bénéficie à tout le groupe.
Notes :
[1] Jean Frappier dans "Chrétien de Troyes et le Mythe du Graal" en cite un certain nombre
[2] voir la série de textes réunis par F. FAVRE :
corpus hermeticum
hermes
jesus et judas
Jésus et Thomas
mani
ibn arabi
le chant de la perle
sohravardi
Rose-Croix classique
Rose-Croix moderne